Dark Dark Dark au Théâtre de la Cité Internationale le vendredi 23 mars

Festival Les Femmes S’en Mêlent

 

Il y a Dom et Dom. Il y a Dom une bande de branleurs avec une timide montée de testostérones dans le fond de la gorge, un skate au bout du manche à guitare et des grains de sable entre les doigts et les touches de synthés. Et il y a Dom, violoncelliste brésilienne, qui concentre à peu près tout ce que la musique a de chiant. En même temps, le festival s’appelle Les Femmes S’en Mêlent, nos premiers ont beau présenter une pilosité exponentielle, il était clair que c’était la deuxième au programme.

Passée cette première déconvenue, il restait Dark Dark Dark, orchestre pop qu’on ne peut plus dire seulement prometteur puisqu’il a désormais fait ses preuves (deux albums déjà et un nouveau prochainement). Pourtant, l’introduction n’est pas en place et c’est trop évident pour une formation qui a construit son répertoire en subtilité. L’assistance demeure, patiente, pendue aux lèvres de cette chanteuse stupéfiante au timbre profond mais aux intonations fragiles. Il faudra quelques morceaux aux américains pour s’installer mais très vite … décoller ! Rien n’est laissé au hasard et le moment devient évident: ce théâtre confortable, ces chansons pourtant nouvelles, ces étranges gammes tout à fait précises et les regards entendus des interprètes. Evident ? Et pourtant.